Pour suirvre la vague où les bloggeuse parle de leurs propres expériences d’allaitement tel que vu chez Mamannie, Mamzelle Véro, Fruit de m(è)r(e), mynaï et Joa…(Sûrement que plein d’autres mamans en ont parlés aussi, dont Maternitanne)
Quand j’ai eu ma première fille en 2000, j’étais jeune, j’étais la première de mon entourage à avoir un enfant, j’étais sans ressources et on en parlait encore que très peu de l’allaitement. J’ai tout de même voulu l’allaiter. L’expérience ne fût pas des plus concluantes. J’avais peu confiance en moi, j’avais des préjugés et je croyais à tord que le fait d’allaiter empêchait ma fille de faire ses nuits. Je me suis épuisée rapidement et j’ai décidé de tout arrêter après presque deux mois.
Au deuxième, j’avais lu un peu sur la ligue la lèche, j’étais un brin plus informée et un vrai miracle s’est produit, j’ai découvert des forums de mamans, de jeunes mamans, de filles qui comme moi avaient une vie de famille. Enfin, je trouvais du support psychologique à ma situation. L’allaitement s’est donc très bien passé, j’ai allaité pendant 6 mois en allaitement mixte, mon garçon buvait aussi des préparations lorsque je n’avais pas envie d’allaiter ou lorsqu’il passait du temps en dehors de notre nid familial. Car, je m’étais permise d’allaiter qu’uniquement quand moi je le voulais, si je n’avais pas envie de cette proximité ou de ce que ça implique, je donnais un biberon, c’est tout. Je crois que c’est cette ouverture qui a fait que pour les autres enfants, l’allaitement a été encore plus positif. C’est cet allaitement qui a fait en sorte que j’aime le fait de nourrir mes enfants, que j’apprécie cette relation mère-enfant qui s’établissait.
Au troisième, j’étais prête à l’allaiter comme son frère. J’arrivais à allaiter partout, en pleine confiance de mes moyens. Je l’ai allaité pendant 7 mois, pratiquement exclusivement. C’est également avec celui-là que j’ai commencé doucement le co-dodo. L’expérience était devenue tellement agréable et enrichissante, que je ne voyais pas comment je pourrais passer à côté de l’allaitement pour les autres enfants.
À la quatrième, une relation d’allaitement exclusif est née, je me rappelle encore ma première nuit à la maison avec elle, où nous avions dormi toutes les deux collées dans mon lit et où elle buvait à la demande sans même se réveiller. C’est l’un des mes souvenirs les plus précieux des mes expériences de maternité, ce seul souvenir pourrait me faire avoir encore 10 enfants! Je l’ai allaitée jusqu’à ce qu’elle se sèvre elle-même lors de la grossesse suivante. Elle avait alors 8 mois, du jour au lendemain, elle s’est désintéressée du sein, probablement parce que les hormones ont fait en sorte que le goût change ou la quantité, bref elle n’en voulait plus. Elle n’a jamais eu à prendre de préparations pour nourrissons, elle a terminé les réserves au congélateur et est passée directement au lait régulier. J’ai eu un peu de chagrin de voir s’arrêter l’allaitement aussi rapidement et de cette façon, mais je me consolais en me disant que quelques mois plus tard, j’aurais à nouveau la chance d’allaiter un de mes enfants.
>Et à la petite dernière, la question ne se posait pas. Je l’ai allaitée pendant un an exclusivement. Vers 6 mois, elle refusait de manger des aliments solides, elle a donc vraiment puisée dans mon lait tous les nutriments essentiels pour elle. C’est avec elle que j’ai le plus pratiqué le co-dodo et l’allaitement à la demande. J’ai encore un pincement au cœur quand je réalise que c’est terminée, que je n’allaiterai plus, que je ne vivrai plus ce pur bonheur que de prendre un enfant dans mes bras et le voir se nourrir jusqu’à pleine satisfaction de son besoin. Elle a été très longue à faire ses nuits, mais c’était pratiquement toujours un moment agréable pour moi de l’amener se coucher au creux de mes bras pour qu’elle puisse boire un peu et se réconforter.
Ce que j’ai le plus aimé de l’allaitement c’est la relation maternelle qui se prolonge un peu en dehors de la grossesse, une exclusivité bébé-maman toute particulière. Avec mon expérience, j’ai fini par mettre de côté les préjugés et les commentaires qui auraient pu m’atteindre. J’avais décidé que j’écouterais que mon enfant, peu importe ce que les autres pourraient en penser. Et un moment de pur bonheur d’allaitement c’était quand je m’installais dehors l’été pour allaiter pendant que le reste de la famille s’amusait tout près.