Ne partez pas en peur, j’aime mes enfants plus que tout au monde! Mais, contrairement à la femme que j’étais au début de l’âge adulte, je n’aime pas les enfants autant qu’avant. Si avant, ma voie se dessinait dans l’enseignement pour combler ce grand besoin d’enfants dans ma vie. Maintenant que j’ai les diplômes nécessaires pour passer à l’enseignement, j’aimerais encore mieux être caissière dans un supermarché. Ça vous donne une idée que franchement, la proximité quotidienne des enfants, autre que les miens, ne fait pas du tout parti de mes priorités.
Avec les années, j’ai réalisé que je n’aime pas les enfants des autres. Surtout ceux que l’on m’impose. Bon, je sens que le sang se glace pour plusieurs de mes amis et de la famille à ces mots. N’ayez crainte, personne dans mon entourage, même très élargie, ne m’a imposé ses enfants au sens où je l’entends. Méo, tu peux continuer à me “droper” ton fils quand tu pars sur un appel de pompier! Dans les faits, j’aime bien les enfants de mes amis et de ma famille, bien que mon amitié pour eux est bien au delà de leur progéniture et qu’honnêtement, enfant ou pas, ça ne change rien. En fait, c’est pas tout à fait vrai, il y a certain enfant qui viennent plus me chercher et que j’aime vraiment beaucoup.
Non, en fait c’est ceux que la vie m’impose de bien d’autres façons, les morveux au parc, les petits maudits à l’école, les voisins trop envahissants (méo, je parle pas de toi
) et ceux dont les parents croient parfait et qu’ils ont toujours raison. Je sais pas vous, mais moi, mes enfants, je les voie leurs défauts et franchement, je les voie vraiment pas mal réellement! Pourquoi diantre, certains parents semble aveugler devant leur progéniture. Ou encore, comme se fait-il qu’il y a des gens qui ne réalisent pas que j’en ai déjà 5 des enfants et que si j’en aurais voulu 6-7, bien je savais vraiment comment faire en! Pas besoin de me pousser votre morveux dans les pattes parce que ma cour est plus agréable que la vôtre et que bon dieu, il s’ennuit seul lui, il a pas de frère ou de soeur avec qui jouer lui, le pôôôvre. Pourquoi c’est toujours sur mes enfants que ça tombe le petit morveux qui cherche l’attention négativement puis qui fatigue et intimide mon enfant à le rendre malade en pensant que le retour à l’école est pour le lendemain? Pourquoi c’est mes enfants qui reviennent à la maison avec des écorchures parce que le fameux ti-morveux les a poussé pour entrer avant eux dans l’autobus?
Je pense que ça vient naturellement avec ma personnalité, celle de mon conjoint et avec ma situation familiale, mais je tiens ma bride assez serrée et je tente du mieux que je peux d’en avoir le plein controle. C’est une question de survie aussi, les enfants la sentent sans que je l’a tienne réellement maintenant, ce qui m’évite de faire que de la discipline. Et j’ai vraiment, mais alors vraiment, de la difficulté avec les enfants qui ne connaissent pas les limites parce que les parents ne leur en ont jamais imposées. En fait, je crois que c’est le plus beau cadeau que mes parents m’ont fait, de me fixer des limites et de faire confiance en mes capacités pour les respecter. Puis innocemment, je crois que tout les parents sont comme ça et qu’ils fixent de limites assez serrés à leurs enfants, je tombe souvent en bas de mon petit nuage de ce côté.
Pourquoi ce billet, bien, je vois l’été arrivé, j’observe une situation dans mon environnement et je crainds de vivre un été chargé par la présence imposé d’un certain enfant. Je prévoie passée l’été avec mes 5 enfants, mais présentement, j’ai peur de voir mes plans être tout autre. Et je commence sérieusement à penser à inscrire mes enfants au camp de jour du village…. On ne pourrait m’imposer un morveux de 6 ans avec mes filles seulement!